Tasses
Coffret cadeau de tasses Nagashi
金銀流しギフトセット140 $USEn stock
Je suis artisan céramiste, fort de quarante-cinq années de pratique, établi à Toki, dans la préfecture de Gifu, au Japon. Je me consacre à des pièces de table qui unissent le dessin contemporain à la tradition japonaise, élégantes sans jamais cesser d'être commodes à l'usage quotidien. Ma boutique Artisano réunit mes œuvres kingin nagashi , que j'ai conçues il y a une dizaine d'années. Leur extrême finesse en rend l'exécution particulièrement exigeante, mais elles demeurent parmi mes céramiques préférées. Je souhaite qu'elles vous procurent du plaisir.
Je suis artisan céramiste, fort de quarante-cinq années de pratique, établi à Toki, dans la préfecture de Gifu, au Japon. Je me consacre à des pièces de table qui unissent le dessin contemporain à la tradition japonaise, élégantes sans jamais cesser d'être commodes à l'usage quotidien. Ma boutique Artisano réunit mes œuvres kingin nagashi , que j'ai conçues il y a une dizaine d'années. Leur extrême finesse en rend l'exécution particulièrement exigeante, mais elles demeurent parmi mes céramiques préférées. Je souhaite qu'elles vous procurent du plaisir.

Mon atelier se trouve dans l'ancienne province de Mino, aujourd'hui la préfecture de Gifu, au centre du Japon. Tenue pour la plus ancienne région potière de l'archipel, elle a donné le minoyaki (la céramique de Mino), dont l'histoire remonte à mille trois cents ans. Né dans des fours modestes creusés à flanc de montagne au VIIe siècle, le minoyaki s'est affiné au fil des générations pour compter parmi les plus belles poteries du Japon, jusqu'à servir les seigneurs de guerre légendaires, les lettrés et les maîtres de la cérémonie du thé.

Le four Kinshō, bâti en 1955, est le cœur de mon atelier. Mes pièces y séjournent de dix-huit à dix-neuf heures, à plus de 1 200 degrés Celsius (2 200 degrés Fahrenheit). Sous cette chaleur extrême, la terre tendre devient céramique, et mes pièces de table acquièrent la solidité et la stabilité que requiert l'usage de chaque jour.

La terre que je préfère, le kurotsuchi (une argile noire), est l'une des plus belles du Japon ; je la fais venir avec soin de la préfecture de Shiga, dans l'ouest du pays. Réputée pour le noir saisissant qu'elle prend au sortir du four, cette argile somptueuse est aussi connue pour sa difficulté : il faut des années de pratique pour en venir à bout.
J'ai dirigé la construction d'un nouveau four au village d'Obara, dans la préfecture d'Aichi — l'ambition de toute une vie.
Les premières grandes expositions de mes œuvres eurent lieu à Nagoya en 1996, puis à Tokyo en 1997.
À vingt ans, je devenais l'héritier de la deuxième génération de l'atelier familial ; c'est alors que naquirent mes premières pièces façonnées à la main.
Je suis né à Toki, la ville même où se trouve aujourd'hui mon atelier. Mon père portait lui aussi le nom de Shigemichi, et il était, comme moi, maître dans l'art de la céramique de Mino.
Le four Kinshō fut édifié pour la première fois à Toki, dans la préfecture de Gifu. Il sert encore, à ce jour, dans mon atelier.